TECHNIQUE SIMPLE ET ECONOMIQUE
POUR PHOTODECOUPER SES PROPRES PIECES

La technique de la photodécoupe permet de réaliser des pièces fines et résistantes, puisque obtenues à partir de métal (cuivre ou laiton). Mais la mise en oeuvre de cette technique pourtant simple sur le papier n'est pas toujours à la portée du maquettiste, du fait du matériel nécessaire pour la mettre en pratique. Ce matériel est également utilisé par les électroniciens pour tirer leurs circuits imprimés.

J'avais fait des essais il y a quelques années en essayant de m'affranchir de la graveuse pour ne pas investir dans du matériel qui ne me servirait peut-être plus alors que je n'avais que quelques pièces à tirer. Le temps de gravage abominablement long et les résultats obtenus, bien qu'encourageants, ne m'ont pas incité à continuer dans cette voie (voir la page consacrée à la photodécoupe dans le journal de la construction du Discovery)

Avec le projet de la Jeep de Mac Gyver et les nombreuses pièces à recréer (celles d'origines sur la maquette étant trop simplifiées), j'ai repris mes recherches pour simplifier et optimiser la technique. Et qui plus est pour un prix défiant toute concurrence !

AVERTISSEMENT

Cette technique, bien que simple, fait appel à des produits dangereux car corrosifs. Elle n'est pas à mettre entre toutes les mains, au risque de les voir abimées (les mains !) ou plus grave. Bien respecter les consignes de sécurité marquées sur les emballages, porter des vêtements de protection, des gants, des lunettes et un masque respiratoire dans la phase la plus dangereuse, celle de la gravure. Enfin, travailler dehors pour minimiser l'impact des émanations.
Si ces consignes sont respectées, alors à vous les joies de la production de vos propres pièces photodécoupées !

PROBLEMES A RESOUDRE
L'impression sur les plaques métalliques
Pour mes essais sur le Discovery j'avais utilisé un papier spécial assorti d'une bombe de produit renforçant le contraste pour que l'insolation des plaques métalliques se fasse dans de bonnes conditions. Et qui dit papier spécial + bombe dit produit cher. Sans compter la résine photosensible à pulvériser sur les plaques, avec des résultats assez aléatoires malgré de très nombreux essais et loupés. En fait c'était là mon plus gros problème, le transfert des dessins n'était pas parfait du fait de la non uniformité du vernis photosensible.

La gravure des plaques métalliques
Le temps mis pour graver les 0,2 mm d'épaisseur du laiton était énorme, entre 2 et 4 heures suivant le taux d'encrassement du bain de perchlorure de fer. C'était dû au fait que je n'utilisais pas de graveuse, appareil qui possède une résistance chauffante et une pompe à air pour brasser le perchlorure. Le chauffage et le brassage permettent d'accélérer la gravure.

MATERIEL, MATERIAUX ET PRODUITS UTILISES
Laiton de 0,2 mm d'épaisseur, vendu au mètre chez Weber métaux.
Acide chlorydrique en droguerie
.
Eau oxygénée à 35 % ou 130 volumes en droguerie.
Eau du robinet.
Alcool à brûler en droguerie ou supermarché.
Acétone en droguerie ou supermarché.
Fer à repasser.
Papier de prospectus venant de la boîte aux lettres !
Eponge type scotch-brite.
Un peu de lessive en poudre.

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